Le cheval
Le cheval a toujours été d'une grande importance aux yeux des Celtes et la consommation de sa chair ou sa mutilation délibéré en ont fait l'objet d'un tabou très strict.
Ainsi dans le Mabinog de Brawen, quand le fauteur de troubles Efnissien sectionne les paupières, les lèvres et la queue des chevaux le roi Irlandais en visite déclanche une guerre.
La forme du cheval gravée dans la craie de la White Horse Hil (colline du Cheval Blanc) dans le Wilsthire est depuis longtemps considérée comme un symbole de puissance par tous ceux qui le contemplent.
Outre sa vitesse et sa résistance proverbiale sa connaissance des voies menant vers l'autre monde et sa capacité d'y jouer un rôle de guide fiable et fidèle constituent un autre aspect du cheval en tant qu'animal totémique.
Le cheval à été le partenaire plus proche de l'homme que tous les autres animaux.
Dans la réalité ordinaire il a transporté son cavalier sur des longues distances et rendu les communications possible. Il a aidé à convoyer de lourdes charges et a labourer le sol.
Dans la réalité non ordinaire le cheval à transporté des voyageur chamaniques à d'autres domaines de l'existence, a déplacé sa conscience et a labouré le sol de niveau mental plus profond.
Les indiens d'Amérique honoraient le cheval comme animal sacré.
En Grande Bretagne et en Europe du Nord les fraternités magiques pratiquèrent les pouvoirs naturels et surnaturels associé au culte du cheval.
Comme animal pouvoir, le cheval est tout d'abord un porteur de messages, et il a souvent passer les portes. Il est associé au pouvoir de la responsabilité issue de l'exercice de l'autorité, et a la sagesse requise pour l'exercer de façon équilibrée.

Au niveau émotionnel le cheval est lié à la nécessité d'une compréhension compatissante.
Le cheval se rapporte spécialement au pouvoir de connaissance et de sagesse et à la communication et au partage.
Le cheval occupe une place toute particulière dans l'iconographie de l'art celtique.
Il constitue dès le premier âge du fer un des rares thèmes figurés de l'art hallstattien, probablement à cause de son lien avec la divinité solaire qu'évoquent également les oiseaux aquatiques un autre sujet important que l'on trouve souvent représenté sur les mêmes objets.
La place importante qu'il occupe dans l'art laténien est évidente surtout dans le domaine des images monétaires, où il est le sujet le plus fréquent du revers.
Il y est souvent associé à des éléments végétaux et sa forme anthropocéphale, réalisée quelquefois en empruntant la tête de la divinité figurée sur le droit, confirme qu'il s'agissait vraisemblablement de son avatar plutôt que son acolyte.
Le thème développé dans de nombreuses variantes sur les monnaies apparaît toutefois dès la phase initiale de l'art celtique au Ve s. av. J.C. avec les statuettes de cheval à tête humaine et coiffure double feuille de gui de la cruche à vin de Reinheim ainsi qu'avec certaines fibules zoomorphes ou à masque
Le cheval de la cruche de Waldalgesheim n'a pas plus de tête humaine mais une palmette est représentée habilement sur son dos et sur ses flancs, de sorte à se confondre avec des détails de son anatomie.
L'apparence à la cavalerie considérée comme l'élite militaire est indiscutable le reflet d'une appartenance au groupe social le plus privilégié te trouve fréquemment son expression dans l'évocation directe ou indirecte du cheval.

Cheval végétalisé ls figuration du cheval présentent dans l'art celtique souvent une association très particulière avec des motifs végétaux : les rinceaux, palmettes ou autre sujets deviennent une partie ou le prolongement direct de l'anatomie de l'animal. C'est à ce type d'image une des formes de la métamorphose plastique qu'est appliqué le terme de cheval "végétalisé". On trouve le cheval végétalisé mais également des quadrupèdes indéfinis aussi bien sur des monnaies que sur des vases peints ou d'autres objets On peut considérer que ses exemples les plus anciens sont les représentations des cruches de Reinheim et Waldalgesheim. L'anse des cruches de Basse-Yutz illustre la végétation d'une espèce de quadrupède une variante celtique du lion à la crinière formée par une palmette.
Le cheval représente l'Océan primordial dont les vagues sont les poulains impétueux comme le montrait Morvarc'h, Cheval Marin, cheval du roi Marc'h, qui marchait sur le sol sans laisser de trace et galopait aussi bien sur la mer que sur la terre. Animal associé à la mort lorsqu'il est noir et à la vie lorsqu'il est blanc, le cheval manifestait les déesses celtes, telles Epona en Gaule, Rhiannon au Pays de Galles, Macha en Irlande et Etaine, déesse fille des chevaux.
Le cheval ailé
Le cheval ailé est un animal mythique, une créature magnifique qui peut galoper à travers les airs et transporter son cavalier à d'autres dimensions Il est la symbolique de l'inspiration qui semble venir d'un autre monde parce qu'il embrasse les idées qui n'ont pas été réalisées et raisonnées dans l'existence.
Un cheval ailé symbolise aussi l'immortalité de l'âme et l'aptitude à fonctionner tant dans le monde visible de la matière que dans le royaume invisible de l'esprit.
Le cheval ailé figure dans les mythes et les légendes de toutes les cultures Chez les peuples nordiques il était Sleipner le cheval magique à huit jambes qui transporta les dieux chamanes Odin aux autres mondes. Ses dents étaient marquées de runes indiquant qu'il portait la connaissance du cosmos dans sa bouche.