Le cerf

L'importance que les Celtes attribuaient au cerf est confirmé par ces fréquentes apparitions dans les récits mythologiques, mais aussi par le nombre étonnant des mots qui le désignent.
Il à toujours été considéré comme une créature magique, susceptible d'ouvrir l'accès à l'autre monde et il revêt souvent les apparences d'une belle femme capable de se transformer en cerf à sa guise.
L'épouse de Finn dans l'autre monde, Sabha, avait pris la forme d'un cerf pour quitter le monde des mortels.
On a de bonnes raison de penser que le cerf faisait l'objet d'un culte dans lequel l'animal était vénéré comme une déesse.
Le cerf représente aussi le voyage vers les collines creuses ou pays des fées, le changement de forme autrement dit la perception du monde de différents points de vue et les qualités habituelles qui lui sont associées grâce vitesse et odorat développé.
Le cerf était associé depuis l'age de bronze à des divinités masculines et surtout féminines (solaire et lunaires).
On le voit qui conduit au sacrifice sur le chariot de Strettweg consacré à une divinité féminine qui pouvait être l'équivalent de l'Artémis grecque. C'est aussi l'un des rares animaux représentés à l'époque hallstattienne moins fréquent dans l'iconographie laténienne, il figure néanmoins sur quelques oeuvres, notamment un des deux groupes fragmentaires de statues en bois, variante du thème de l'arbre de vie, découvertes à Fellbach-Schmides et datables vers la fin du IIe s. av. J.C. La tombe rituelle d'un cerf de la nécropole marnienne de Villeneuve_Renneville du Ve s. av. J.C., confirme pleinement l'association de l'animal à un culte celtique particulier.
Dans le bestiaire celte, le cerf était un animal sacré et royal symbolisant la vie, la puissance, la rapidité et la longévité car on pensait qu'il vivait jusqu'à neuf cents ans.
Manifestation des forces de la nature, sa chasse et sa capture furent la source de très nombreuses légendes telles que celles du Roi Cornu, de Cernunos, du Freichütz, du Grand Cerf ou du Grand Veneur. Comme l'ours, le cerf est perpétuellement confronté à la Truie et au sanglier, symboles du pouvoir sacerdotal.